Sous l’impulsion du directeur général Patrick Fata, la deuxième journée de formation des enquêteurs du Fonds national des réparations en faveur des victimes (FONAREV) à Tshikapa, province du Kasaï, s’est tenue ce mardi 27 mai 2025. D’après Mhyrhand Mulumba, coordonnateur régional du Fonarev dans le grand Kasaï, cette session a approfondi les mécanismes de protection des victimes et le rôle crucial des acteurs locaux dans le processus de sensibilisation et de réparation. Il précise que l’objectif était de consolider les acquis de la veille et d’outiller les participants pour une approche plus humaine et efficace sur le terrain.
La journée a débuté par une immersion dans le fonctionnement des comités de protection, des structures essentielles pour assurer la sécurité et le bien-être des victimes tout au long du processus d’identification et de réparation. La discussion a ensuite mis en lumière le rôle fondamental de l’AI (Acteur d’identification) au sein de ces comités, soulignant son importance capitale dans la détection des vulnérabilités et la mise en place de mesures préventives.
Un module central a porté sur la transmission des informations aux structures d’appui et le rôle précis de l’AI dans cette chaîne de communication. Cette étape est cruciale pour que les cas identifiés soient efficacement relayés vers les entités capables d’apporter l’aide nécessaire, qu’elle soit médicale, psychosociale ou juridique. Les participants ont également été sensibilisés aux conditions et règles éthiques à respecter lors de leurs interactions avec les victimes, insistant sur l’importance de la discrétion, du respect et de la non-revictimisation.
La sensibilisation : Un travail collectif pour la justice
La session a mis en avant le rôle de l’AI dans la sensibilisation des communautés. L’objectif était de clarifier leur rôle essentiel non seulement dans la transmission d’informations précises, mais aussi dans la prévention des Violences Sexuelles (VS) dans les contextes de conflit. Les discussions ont également porté sur la mobilisation des communautés autour des droits des victimes, encourageant une participation active des populations à la reconnaissance et à la réparation des préjudices subis.
L’interaction était au cœur de cette journée, avec une longue période de questions-réponses qui a permis d’éclaircir de nombreux points et de recueillir les préoccupations des participants. Le facilitateur du jour a précisé les faits qui confèrent à une personne le statut de « vraie victime » et quels types de préjudices nécessitent une réparation, fournissant ainsi un cadre clair pour les interventions futures.
L’engagement des participants a été remarquable, avec une participation active estimée à 80%. Cette forte implication s’est traduite par de nombreux commentaires positifs sur le module et sa présentation, témoignant de la pertinence des sujets abordés et de la qualité de l’enseignement.
Recommandations et rerspectives
La journée s’est conclue par des messages de clôture et la formulation de recommandations spécifiques par le formateur. Ces directives devront impérativement être appliquées par les enquêteurs lors de leurs interventions sur le terrain, garantissant l’uniformité des procédures et l’efficacité des actions.
Cette deuxième journée de formation a ainsi renforcé la capacité des futurs enquêteurs du FONAREV à Tshikapa, les préparant à une mission délicate et essentielle pour la justice et la réconciliation au Kasaï. L’accent mis sur la protection des victimes et la mobilisation communautaire est un pas de plus vers une approche holistique de la réparation.
Félix Mulumba




















































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