Lors de la 50ème réunion du Conseil des ministres, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement Suminwa de lancer des actions « concrètes, mesurables et irréversibles » pour lutter contre les violences sexuelles en République Démocratique du Congo. Cette directive fait suite à un échange récent avec Pramila Patten, Sous-Secrétaire générale de l’ONU, sur cette problématique.
Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, des rapports récents indiquent une augmentation préoccupante des cas, avec plus de 123 000 cas officiellement recensés en 2023, et des milliers d’autres documentés par des organisations humanitaires. Il est alarmant de noter que des actes de violences sexuelles, majoritairement perpétrés dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika), ont été attribués à des membres des forces de sécurité (FARDC, PNC et autres services publics) entre 2020 et 2025. Le Président a souligné que ces faits engagent désormais la responsabilité du commandement, insistant sur le fait que « personne ne saurait se dérober aux actes commis sous son autorité. » Il a également demandé que des directives claires soient données aux forces Wazalendo.
Rappelant l’engagement du pays via un communiqué conjoint avec les Nations Unies depuis 2013, renforcé par un addendum contraignant en 2019, Tshisekedi a émis des instructions spécifiques :
* Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur doit exécuter le plan d’action de la PNC, désigner un point focal et interdire toute protection des agents impliqués.
* Le ministre de la Défense doit réviser le plan d’action des FARDC, exclure les militaires coupables, documenter les abus et faire signer des engagements aux commandements.
* Les ministres des Affaires Étrangères et de la Justice sont respectivement chargés d’intensifier les démarches pour repositionner la RDC au Conseil de Sécurité et d’initier des poursuites sans complaisance, ainsi que des réformes législatives sécuritaires.
* La Coordination présidentielle en charge de la Jeunesse, des Femmes et de la Lutte contre la Traite devra assurer le suivi de l’addendum, produire des rapports, renforcer la redevabilité et améliorer l’accessibilité de la ligne verte (122).
Le Chef de l’État attend un rapport d’exécution de tous ces membres du gouvernement dans un délai de 30 jours, soulignant l’urgence de cette lutte nationale.
Denis Ngalamulume

RDC : Félix Tshisekedi exige des actions concrètes contre les violences sexuelles
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